Le Meilleur de lInformation

Cotonou : les épaves et garages occupant l’espace public dans le viseur de la mairie

0 450

La mairie de Cotonou annonce une nouvelle étape dans sa politique de réorganisation de l’espace public. Dès le lundi 21 septembre 2026, les équipes municipales devraient intervenir sur plusieurs points de la ville où des véhicules abandonnés et des activités de réparation automobile occupent des espaces destinés à la circulation.

Publicité

La décision a été présentée vendredi 18 septembre à l’hôtel de ville par Arlette Saïzonou, première adjointe au maire. Elle s’inscrit dans le prolongement du communiqué municipal publié le 13 avril dernier, à travers lequel la mairie avait demandé aux propriétaires d’épaves de procéder à leur retrait et aux occupants du domaine public de libérer les emprises concernées.

Plusieurs mois avant le passage à l’action

La municipalité assure ne pas avoir privilégié une intervention immédiate. Depuis avril, les services municipaux ont engagé une démarche basée sur l’information et la sensibilisation des personnes concernées.

Un délai de 90 jours avait notamment été accordé aux occupants afin de leur permettre de prendre leurs dispositions. Arrivée officiellement à son terme le 13 juillet, cette période n’a toutefois pas marqué la fin des possibilités de régularisation, selon les explications de la mairie.

La démarche a également impliqué les responsables locaux. Chefs d’arrondissement et chefs de quartier ont été associés aux échanges avec les garagistes et les autres occupants concernés. Préavis, notifications et rappels ont progressivement complété le dispositif d’information.

La mairie rappelle que le texte d’avril prévoyait déjà l’enlèvement des véhicules abandonnés et leur placement en fourrière. Les garages installés sur le domaine public sont également concernés par les mesures annoncées.

Une opération présentée comme une remise en ordre

La municipalité veut par ailleurs éviter toute confusion sur la portée de l’opération. Arlette Saïzonou rejette l’idée d’un déguerpissement généralisé. Selon elle, l’objectif est plutôt de permettre aux espaces publics de retrouver leur fonction première.

La circulation occupe une place centrale dans les arguments avancés par les autorités municipales. Les trottoirs, les voies et les différentes emprises publiques doivent rester disponibles pour les usagers, notamment les piétons, les conducteurs de taxi-moto, les élèves et les personnes à mobilité réduite.

Les autorités estiment que la présence prolongée d’épaves et certaines installations de garages peuvent réduire l’espace disponible et compliquer les déplacements.

Cette intervention intervient après d’autres actions conduites par la mairie au cours de l’année. En mai dernier, les services municipaux, accompagnés des forces de police, avaient notamment procédé à l’évacuation d’un dépôt de carburant situé près d’une école primaire à Hlazounto.

À partir du 21 septembre, la mairie entend donc passer à la phase pratique des mesures annoncées depuis avril. Les opérations devraient concerner en priorité les épaves et les garages qui occupent les emprises publiques réservées à la circulation.

beninnews.bj, l’information autrement.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.