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Cocotomey : accusé de « vol de sexe » après une poignée de main, un homme échappe au lynchage grâce à la police

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Une accusation pour le moins invraisemblable a failli tourner au drame ce mardi matin au carrefour Concorde, à Cocotomey, dans l’arrondissement de Godomey. Un homme accusait publiquement un autre de lui avoir « volé » ses organes génitaux après une simple poignée de main. La rumeur s’est rapidement propagée, attirant une foule qui menaçait de se faire justice elle-même. Une patrouille de la Police républicaine est intervenue à temps.

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Il aura suffi de quelques mots pour mettre le feu aux poudres. Dans la matinée de ce mardi 8 septembre 2026, le calme habituel du carrefour Concorde, à Cocotomey, a été brutalement perturbé par des cris et un attroupement inhabituel. Au centre de la scène : deux hommes, dont l’un accusait l’autre d’un acte aussi étrange que difficile à croire.

Selon les informations rapportées par Peace FM, un riverain identifié par les initiales S. N. aurait publiquement accusé un autre habitant, D. L., de lui avoir dérobé ses organes génitaux après lui avoir serré la main.

Une accusation qui met le feu aux poudres

La déclaration aurait rapidement provoqué la stupeur des personnes présentes. En quelques minutes seulement, la scène aurait attiré une foule de curieux et de personnes visiblement convaincues qu’un acte grave venait d’être commis. La tension est montée au point que certains auraient envisagé de s’en prendre directement à l’homme désigné comme responsable.

La situation aurait ainsi pu dégénérer en lynchage public, sur la seule base d’une accusation lancée au milieu de la foule. Heureusement, une patrouille de la Police républicaine qui circulait dans le secteur a été alertée par les cris. Les agents sont rapidement intervenus pour empêcher que la situation ne tourne au drame. Les deux protagonistes ont été mis à l’abri puis conduits au poste de police afin que les faits puissent être vérifiés.

Les policiers découvrent une situation pour le moins étonnante

Une fois les deux hommes conduits au commissariat, les policiers ont procédé aux constatations nécessaires. Et c’est là que l’affaire a pris une tournure encore plus surprenante. Les vérifications effectuées n’ont révélé aucune disparition des organes génitaux du plaignant. Son état physique ne présentait pas l’anomalie décrite quelques instants plus tôt devant la foule.

Face à cette contradiction évidente, les enquêteurs ont cherché à comprendre ce qui avait réellement pu se passer. Interrogé sur le fait que ses organes étaient toujours présents, S. N. aurait fourni une explication particulièrement surprenante : ils seraient, selon lui, « réapparus d’eux-mêmes » alors qu’il était conduit vers le commissariat.

Une explication qui n’aurait manifestement pas convaincu les enquêteurs.

Une rumeur qui aurait pu coûter cher

Au terme des auditions, les deux hommes ont été placés en garde à vue. Ils devraient être présentés prochainement au procureur de la République, selon les suites données à la procédure.

L’affaire met surtout en évidence la vitesse à laquelle une accusation non vérifiée peut se transformer en mouvement de foule. Dans ce cas précis, une simple rumeur aurait pu conduire à des violences graves contre un homme désigné publiquement comme coupable, alors même qu’aucune vérification préalable n’avait été effectuée.

La Police républicaine a ainsi évité que la colère de la foule ne se transforme en tragédie.

beninnews.bj, l’information autrement.

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