Alors que la saison de ponte des tortues marines vient de démarrer sur le littoral béninois, une première alerte est signalée à Grand-Popo. Une tortue a été retrouvée morte sur la plage d’Ollongo, faisant craindre une nouvelle saison difficile pour ces espèces protégées.

La saison de ponte des tortues marines commence à peine sur les plages béninoises qu’un premier cas de mortalité est déjà enregistré. Une tortue marine a été découverte morte sur la plage d’Ollongo, dans la commune de Grand-Popo, selon une information communiquée par la Brigade de protection du littoral et des plages (BPLP).
Chaque année, plusieurs espèces de tortues marines fréquentent le littoral béninois pour y pondre. Cette période constitue toutefois une phase particulièrement vulnérable pour ces animaux, confrontés à différentes menaces liées notamment aux activités humaines.
La pêche parmi les principales menaces
Les tortues marines évoluent dans les mêmes espaces que de nombreuses espèces de poissons. Certaines techniques de pêche utilisées en mer peuvent ainsi entraîner leur capture accidentelle.
D’après les données rapportées par des organisations non gouvernementales, plusieurs dizaines de tortues mortes avaient été recensées au cours de la précédente saison de ponte. Les acteurs de la protection de l’environnement estiment qu’une grande partie de ces décès serait liée à l’utilisation de certains engins de pêche, notamment les techniques communément appelées « watcha », une forme de senne tournante coulissante, et « tonhounga », un filet maillant calé de fond.
Pris dans ces filets alors qu’ils recherchent leur nourriture ou se déplacent dans leur habitat naturel, les reptiles marins peuvent se retrouver dans l’impossibilité de remonter à la surface pour respirer.
Une nouvelle saison sous surveillance
La découverte de cette première tortue morte à Grand-Popo intervient donc au début d’une période où la vigilance est particulièrement nécessaire. Les acteurs engagés dans la protection du littoral appellent à renforcer la sensibilisation et la collaboration entre pêcheurs, populations riveraines et structures chargées de la protection de la faune.
L’objectif est d’éviter que ce premier cas ne soit le début d’une série de mortalités et de préserver les tortues marines qui viennent chaque année assurer leur reproduction sur les plages béninoises.
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