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Alerte sanitaire en RDC : la 17e épidémie d’Ebola frôle le bilan record de 2018-2020

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La trajectoire épidémique continue de s’aggraver dans l’est de la République démocratique du Congo. Avec un nombre de contaminations en forte hausse et un système de prise en charge sous tension, les autorités redoutent de dépasser le pic historique observé il y a quelques années.

La situation sanitaire se dégrade rapidement dans les provinces orientales de la République démocratique du Congo (RDC). Selon les plus récentes données transmises par les autorités de santé publiques, la 17e vague épidémique liée au virus Ebola totalise désormais 3 200 cas cumulés pour 1 405 décès. Le virus touche actuellement cinq des 26 provinces du pays, confirmant une dispersion géographique inquiétante.

La vitesse de propagation actuelle laisse craindre un dépassement imminent du bilan de la crise majeure de 2018-2020, qui avait dénombré 3 470 malades. La seule dernière semaine de juillet a enregistré plus de 800 nouvelles contaminations, signalant que le pic de l’épidémie reste à venir.

Un retard opérationnel difficile à combler en Ituri

L’épicentre des contaminations demeure localisé dans la province de l’Ituri. Bien que la déclaration officielle de l’épidémie ait été faite à la mi-mai, la circulation effective du virus avait débuté plusieurs semaines auparavant.

Ce décalage initial continue de peser sur l’efficacité de la réponse sanitaire, les équipes médicales peinant à rattraper la vitesse de transmission du pathogène.
Sur le terrain, la démultiplication des zones touchées essouffle les dispositifs de contrôle. Les acteurs humanitaires et sanitaires signalent une inadéquation entre les promesses de fonds internationaux et les ressources réellement décaissées sur la ligne de front, rendant la logistique de riposte particulièrement complexe.

Saturation des centres de soins et forte létalité
L’un des indicateurs les plus préoccupants concerne le taux de mortalité, qui dépasse désormais les 43 %. Cette sévérité s’explique en grande partie par l’engorgement des infrastructures médicales.

Les centres de traitement spécialisés font face à un manque criant de lits disponibles, contraignant de nombreux malades à rester dans leurs foyers.
Cette situation favorise la survenue de décès au sein des communautés, alimentant par ailleurs la méfiance vis-à-vis du suivi médical.

À cet égard, les organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rappellent que les bilans officiels pourraient sous-évaluer la réalité du terrain, faute d’un dépistage exhaustif dans les zones d’accès difficile.

beninnews.bj, l’information autrement.

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