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Sénat : pour Eugène Azatassou, Boni Yayi doit siéger malgré son opposition à l’institution

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À quelques jours de l’installation officielle du Sénat, Eugène Azatassou, cadre du parti Les Démocrates estime que les débats sur l’opportunité de créer cette institution sont désormais clos. Il appelle les futurs sénateurs, y compris l’ancien président Boni Yayi, à assumer pleinement leurs responsabilités et à privilégier le consensus.

L’ancien président de la République, Boni Yayi, doit-il prendre place au sein du futur Sénat alors qu’il s’était opposé à sa création ? Pour Eugène Azatassou, la réponse ne souffre d’aucune ambiguïté. Il considère que le respect des institutions de la République doit désormais primer sur les divergences qui ont marqué les débats autour de la révision constitutionnelle.

Invité sur Esae TV le samedi 11 juillet dernier, Eugène Azatassou a estimé que l’ancien chef de l’État, en tant que membre de droit du Sénat, a toute sa place dans la nouvelle chambre. « Dès lors que c’est une institution de la République, il n’y a, à mon avis, pas de raison pour qu’étant membre de droit, le président Boni Yayi ne siège pas », a-t-il déclaré.

Le cadre de l’opposition souhaite que le Sénat ne devienne pas un nouveau terrain d’affrontement entre les grandes figures de la scène politique béninoise, notamment Patrice Talon et son prédécesseur. Selon lui, les personnalités appelées à siéger disposent de l’expérience nécessaire pour dépasser les clivages politiques.

Il plaide ainsi pour une gouvernance fondée sur le dialogue et le rassemblement. Le futur bureau de l’institution devra, selon ses mots, être « un bureau qui va travailler à mettre tout le monde ensemble et à faire un consensus », et non « un bureau d’écrasement ».

Même s’il maintient son opposition de principe à la création du Sénat, Eugène Azatassou reconnaît que cette étape appartient désormais au passé. « Je n’étais pas d’accord pour l’institution du Sénat. Je reste sur ma position », a-t-il rappelé, avant de reconnaître que « L’institution est déjà créée. C’est une institution de la République. »

À ses yeux, l’enjeu n’est donc plus de remettre en cause l’existence du Sénat, mais de veiller à ce qu’il remplisse efficacement les missions qui lui sont confiées.

Le responsable des Démocrates estime également que les femmes et les hommes appelés à composer cette chambre haute ont une responsabilité particulière. Forts de leur parcours et de leur expérience, ils devront contribuer à renforcer la crédibilité de cette nouvelle institution et préserver l’image qu’ils ont construite au fil de leur carrière.

L’installation officielle du Sénat est prévue le 30 juillet 2026 dans les locaux de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, avant son transfert vers son siège définitif. Cette nouvelle institution réunira notamment les anciens présidents de la République élus, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle remplissant les conditions prévues par la Constitution, ainsi que d’autres personnalités désignées conformément aux textes.

Pour Eugène Azatassou, c’est désormais sur les actes que les futurs sénateurs seront jugés. Selon lui, la confiance des Béninois envers cette nouvelle institution dépendra avant tout de sa capacité à fonctionner dans l’intérêt général et à privilégier le consensus sur les rivalités politiques.

beninnews.bj, l’information autrement.

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