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Bénin : le principe « Dites-le-nous une fois » de Wadagni prend corps

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L’administration appelée à changer ses habitudes

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Ne plus avoir à fournir plusieurs fois les mêmes informations à différentes administrations. C’est l’un des changements que porte le principe « Dites-le-nous une fois », inscrit dans le projet de société « Plus loin, ensemble » du président de la République, Romuald Wadagni. Sa mise en œuvre connaît une première concrétisation au ministère de la Justice et de la Législation, avec la délivrance instantanée du bulletin de casier judiciaire depuis le 1er novembre 2026. Une évolution qui ouvre de nouvelles perspectives pour la simplification des démarches administratives au Bénin.

Dans les démarches administratives, il arrive encore que les citoyens soient obligés de fournir à plusieurs reprises des documents ou des renseignements que les services publics possèdent déjà. Une situation qui entraîne parfois des déplacements supplémentaires, des pertes de temps et des formalités souvent contraignantes. Le principe « Dites-le-nous une fois » entend apporter une réponse à cette difficulté : lorsqu’une information est déjà disponible dans les bases de l’administration, le citoyen ne devrait plus avoir à la fournir à nouveau.

La nouvelle fonctionnalité du casier judiciaire constitue une première application concrète de cette approche. Depuis le 1er novembre, les usagers dont les données sont déjà accessibles à l’administration peuvent obtenir leur bulletin sans téléverser un acte de naissance ni scanner une pièce d’identité. L’identification est directement effectuée à partir du Numéro personnel d’identification (NPI) et des données d’état civil disponibles.

Cette évolution, mise en œuvre par le ministère de la Justice et de la Législation, en collaboration avec le Centre national du casier judiciaire (CNCJ), marque une étape supplémentaire dans la transformation numérique des services publics. Le ministère devient ainsi le premier département ministériel à concrétiser le principe « Dites-le-nous une fois », selon le communiqué officiel.

Trois clics pour obtenir son casier judiciaire

Concrètement, la démarche a été simplifiée. Pour obtenir son bulletin, l’usager doit suivre trois étapes :

  1. Se connecter à la plateforme service-public.bj à l’aide de son Numéro personnel d’identification (NPI) ;
  2. Sélectionner le service « Casier judiciaire en instantané » ;
  3. Valider sa demande.

Lorsque les informations nécessaires sont disponibles et vérifiables dans les bases administratives, le bulletin est généré automatiquement et peut être téléchargé immédiatement. Le service est facturé à 1 900 FCFA et peut être utilisé aussi bien depuis le Bénin que depuis l’étranger. Les Béninois de la diaspora peuvent donc effectuer cette démarche sans avoir à se déplacer ou à solliciter un intermédiaire.

Il convient toutefois de préciser que les demandes qui ne peuvent être traitées automatiquement sont transmises au Centre national du casier judiciaire pour examen. Le CNCJ demeure par ailleurs garant de l’authenticité des bulletins délivrés. Ces documents conservent leur valeur juridique et restent vérifiables.

Une administration appelée à évoluer

L’intérêt de cette réforme dépasse le seul casier judiciaire. Elle pose les bases d’une nouvelle relation entre l’administration et les citoyens : moins de documents à réunir, moins de formalités répétitives et moins de déplacements pour obtenir un service. En réduisant le recours aux intermédiaires et les interventions manuelles, le dispositif entend également limiter les occasions de rançonnement auxquelles certains usagers peuvent être exposés.

C’est là toute la portée du principe « Dites-le-nous une fois » : faire en sorte que les citoyens ne soient plus les principaux transporteurs de leurs propres informations entre les services de l’État. Il s’agit désormais de mieux exploiter les données déjà disponibles pour rendre les procédures plus rapides et plus accessibles.

En inscrivant cette orientation dans son projet de société, le président Romuald Wadagni place la simplification administrative parmi les chantiers de modernisation de l’action publique. La mise en application de cette mesure dans le secteur de la justice donne un premier aperçu de ce que cette ambition peut changer dans la vie quotidienne des Béninois. Si elle est progressivement étendue à d’autres administrations, elle pourrait contribuer à réduire durablement les contraintes auxquelles les usagers sont confrontés.

La réforme mérite ainsi d’être appréciée à l’aune de ses effets concrets : le temps épargné aux citoyens, les démarches supprimées et la qualité du service rendu. Le défi sera désormais de faire de cette première expérience une pratique durable dans l’ensemble de l’administration publique.

beninnews.bj, l’information autrement.

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