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Inclusion numérique au Bénin : le regard neuf de René ATCHA sur les défis des couches défavorisées

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La question de l’inclusion numérique ne se limite plus aujourd’hui à l’accès aux technologies. Elle interroge surtout la capacité des populations à s’approprier les outils digitaux pour améliorer leurs conditions de vie, développer leurs activités économiques et participer pleinement aux opportunités offertes par la transformation numérique. C’est dans cette perspective que René ATCHA a orienté ses travaux de recherche, en s’intéressant particulièrement aux artisans de Bohicon, une catégorie souvent éloignée des grandes dynamiques numériques.

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À travers son mémoire de master professionnel en Communication et Relations Publiques à l’École Nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ENSTIC) de l’Université d’Abomey-Calavi, soutenu le 2 juillet 2026, René ATCHA a étudié la « Contribution du programme BeniBiz au développement socio-économique des artisans de Bohicon de 2019 à 2025 ». Une recherche qui place au cœur de la réflexion les enjeux de fracture numérique, d’adoption des innovations et d’appropriation des technologies de l’information et de la communication.

À l’heure où la transformation numérique s’accélère au Bénin et en Afrique, les discussions portent souvent sur les infrastructures, les plateformes ou encore les nouvelles solutions technologiques. Mais derrière cette évolution, une réalité demeure : une partie importante des acteurs économiques, notamment les artisans et les micro entrepreneurs, rencontre encore des difficultés pour accéder aux outils numériques et les intégrer durablement dans leurs activités. C’est précisément cette réalité que René ATCHA analyse à travers son étude. En s’intéressant aux bénéficiaires du programme BeniBiz à Bohicon, il montre que le numérique peut devenir un véritable levier de développement économique lorsqu’il est accompagné d’un processus d’apprentissage et d’appropriation adapté aux besoins des utilisateurs.

Ses travaux mettent en évidence les changements observés chez plusieurs artisans ayant bénéficié de formations aux outils numériques. L’utilisation des réseaux sociaux et d’autres applications digitales leur permet désormais d’améliorer la visibilité de leurs produits, de renforcer leurs relations avec les clients et de développer de nouvelles opportunités commerciales. Le numérique apparaît ainsi comme un moyen de création de valeur, mais également comme un espace de construction d’un capital social numérique grâce aux interactions et aux réseaux développés en ligne.

Toutefois, la recherche ne se limite pas aux résultats positifs. Elle révèle également les obstacles qui freinent une inclusion numérique durable : difficultés d’accès aux équipements, insuffisance de l’accompagnement après les formations, niveaux variables de maîtrise des outils, contraintes liées au genre ou encore limites liées à l’alphabétisation numérique.

Face à ces défis, René ATCHA souligne l’importance d’approches plus adaptées aux réalités du terrain. Ses recommandations mettent notamment l’accent sur le mentorat, le suivi post-formation, l’accompagnement personnalisé et la proximité avec les bénéficiaires. Pour lui, l’inclusion numérique ne peut être réduite à la transmission de compétences techniques ; elle doit s’inscrire dans une démarche continue permettant aux populations de transformer durablement les outils numériques en opportunités économiques.

À travers cette recherche, René ATCHA apporte ainsi une contribution aux réflexions sur les politiques d’inclusion numérique au Bénin. Son travail rappelle que la réussite de la transformation digitale ne dépend pas uniquement de la disponibilité des technologies, mais surtout de la capacité des populations à les adopter, à les utiliser et à en tirer profit.

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