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Bénin : dans le Nord, des écoles changent de site pour sécuriser la rentrée

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Alors que les établissements scolaires accueillent à nouveau élèves et enseignants ce lundi 14 septembre 2026, le Gouvernement béninois doit composer avec une réalité particulière dans certaines localités du Nord. Dans les communes frontalières exposées aux risques sécuritaires, des établissements scolaires sont appelés à fonctionner temporairement sur des sites jugés plus sûrs.

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La mesure vise avant tout à préserver la sécurité des apprenants et du personnel enseignant. Dans les zones concernées, le retour en classe ne se fera donc pas partout dans les mêmes conditions. Certains élèves devront rejoindre des sites différents de leurs établissements habituels, le temps que la situation permette un retour dans des conditions plus rassurantes.

Le dispositif concerne des localités réparties dans plusieurs communes situées à proximité des frontières avec le Niger, le Nigeria et le Burkina Faso. Les autorités ont choisi d’anticiper les risques en éloignant certains établissements des secteurs considérés comme vulnérables.

« Il s’agit de protéger les enfants et d’éviter d’exposer les populations, notamment les élèves et leurs enseignants », a expliqué le ministre porte-parole du Gouvernement, Wilfried Houngbédji.

À ce stade, les autorités n’ont pas rendu public le nombre précis d’établissements concernés ni celui des apprenants et enseignants qui devront être accueillis sur ces nouveaux sites. Les localités concernées n’ont pas non plus été détaillées.

Cette approche n’est pas nouvelle. Face à la persistance des menaces dans certaines parties du septentrion, des dispositions similaires avaient déjà été prises lors de précédentes rentrées scolaires. L’objectif reste de maintenir la continuité des enseignements tout en réduisant l’exposition des communautés éducatives aux risques.

Maintenir l’école ouverte malgré les défis

Plusieurs communes du Nord restent particulièrement surveillées en raison de leur proximité avec des zones confrontées aux violences de groupes armés. Karimama, dans le nord-est, figure notamment parmi les territoires concernés par cette vigilance. Dans cette partie du pays, la localité de Kofounou avait été durement touchée le 5 mars dernier avec la mort de quinze militaires béninois.

Dans le nord-ouest, la commune de Matéri connaît elle aussi un contexte sécuritaire particulier. La localité de Dassari avait notamment été la cible d’attaques en 2022.

Dans ces conditions, l’enjeu pour les pouvoirs publics est double : ne pas interrompre l’accès à l’éducation et garantir la sécurité de ceux qui fréquentent les établissements scolaires. Le déplacement temporaire de certaines écoles apparaît ainsi comme une mesure d’adaptation à une situation qui impose encore des précautions particulières.

Cette rentrée 2026-2027 s’ouvre donc avec d’importants efforts annoncés dans le secteur éducatif, notamment en matière de cantines scolaires, de kits, de gratuité de la scolarité des filles et d’accompagnement des apprenants. Mais dans certaines zones du Nord, la priorité immédiate demeure également de permettre aux enfants d’apprendre dans un environnement suffisamment sécurisé.

Malgré ces contraintes, les autorités entendent préserver la continuité du service éducatif. Une manière de rappeler que, même dans les territoires confrontés à des défis sécuritaires, l’école doit continuer à vivre et à offrir aux enfants une perspective d’avenir.

beninnews.bj, l’information autrement.

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