Un nouveau projet routier se dessine sur l’un des axes les plus fréquentés du sud du Bénin. La liaison entre Ouidah et Hillacondji, à la frontière avec le Togo, doit connaître d’importants travaux d’aménagement avec le concours financier de la Banque africaine de développement (BAD).

Le projet porte sur 58,5 kilomètres de route à doubler. Mais l’opération ne se résume pas à la création d’une seconde chaussée. Plusieurs aménagements sont prévus afin d’accompagner l’évolution du trafic et de mieux organiser les déplacements des usagers, des transporteurs et des visiteurs.
Parmi les ouvrages annoncés figurent notamment 35,5 kilomètres de contre-allées entre Godomey et Ouidah et 21 kilomètres de voies supplémentaires autour des principaux sites touristiques de Ouidah. Le programme prévoit également la réalisation d’un parking pour poids lourds sur six hectares. À Hillacondji, des infrastructures destinées aux services présents à la frontière, notamment des casernes et des logements de fonction, doivent aussi être aménagées sur un terrain de trois hectares.
En cumulant les différents travaux linéaires prévus, le programme représente 115 kilomètres d’aménagements routiers. L’ensemble doit permettre de mieux répartir la circulation sur cet itinéraire particulièrement sollicité.
Un chantier qui s’inscrit dans un projet régional
La liaison Ouidah-Hillacondji constitue l’un des maillons du vaste axe routier reliant les principales villes côtières de l’Afrique de l’Ouest. Elle fait partie de la deuxième phase du programme consacré à la réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et à la protection du littoral.
Plus largement, cet itinéraire appartient au corridor Abidjan-Lagos, qui traverse la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. Sur environ 1 028 kilomètres, cet axe dessert un bassin de population estimé à plus de 35 millions d’habitants et facilite une part importante des échanges entre les pays concernés.
Le Bénin avait déjà bénéficié d’un appui financier du Fonds africain de développement lors de la première phase du programme. Lancée en 2011, cette étape avait notamment permis d’intervenir sur la section Pahou-Ouidah-Hillacondji et de réaliser le poste de contrôle juxtaposé à la frontière entre le Bénin et le Togo, mis en service en 2022.
Avec le nouveau programme, les autorités entendent poursuivre la transformation de cet axe majeur. L’amélioration de la circulation constitue l’un des enjeux, mais les retombées attendues concernent également le transport des marchandises, les déplacements transfrontaliers et la desserte des pôles touristiques de Ouidah.
Le projet rejoint ainsi les ambitions affichées par le Bénin en matière d’infrastructures et de mobilité. Les modalités précises de réalisation des différents lots ainsi que le calendrier des travaux restent encore à préciser.
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