Les incendies qui ont ravagé plusieurs régions françaises cet été semblent avoir suscité un nouvel élan en faveur du volontariat chez les sapeurs-pompiers. Alors que plus de 120 000 hectares ont été détruits par les flammes, les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) enregistrent une hausse importante des demandes d’engagement.

Sur environ 260 000 sapeurs-pompiers en France, près de 80 % sont des volontaires. Dans plusieurs départements, le nombre de candidatures reçues ces dernières semaines aurait doublé, voire triplé par rapport à la période habituelle.
En Gironde, Maxime envisageait depuis longtemps de rejoindre les sapeurs-pompiers volontaires. Les incendies survenus dans sa région ont finalement accéléré sa décision.
Témoin des départs de feu et lui-même évacué en raison des risques, il dit avoir ressenti un sentiment d’impuissance face à la situation. Cette expérience l’a convaincu de franchir le pas et de proposer son aide.
Comme lui, de nombreux Français semblent avoir été marqués par l’ampleur des feux et par la mobilisation exceptionnelle des secours. Certains SDIS ont reçu en quelques semaines autant de demandes qu’au cours des six mois précédents.
Un engagement qui va bien au-delà des incendies
L’enthousiasme suscité par les feux de forêt doit toutefois être confronté à la réalité du métier. Les interventions contre les incendies ne représentent qu’une partie des missions des sapeurs-pompiers.
Paul, actuellement en fin de formation après s’être engagé quelques mois auparavant, rappelle que les volontaires interviennent aussi pour des accidents, des malaises ou encore des situations impliquant des personnes vulnérables.
Certaines interventions peuvent également être particulièrement difficiles sur le plan humain, notamment lorsqu’elles concernent des décès ou des suicides.
La formation constitue donc une étape essentielle avant de pouvoir intervenir sur le terrain et mesurer pleinement les exigences de cet engagement.
Des besoins appelés à augmenter
Pour les pompiers expérimentés, cette hausse des candidatures arrive à un moment où les besoins opérationnels pourraient continuer de progresser.
Mickael, pompier volontaire depuis trois décennies et formateur, observe notamment une évolution de la saison des feux.
Les périodes autrefois considérées comme exceptionnelles se prolongent désormais sur plusieurs mois. Selon lui, la période à risque ne se limite plus à juillet et août et peut désormais s’étendre de mai à septembre. L’afflux de nouvelles candidatures constitue donc une perspective encourageante pour les services de secours. Mais les effectifs ne sont pas leur seule préoccupation : les pompiers doivent également disposer de véhicules, d’équipements et de moyens adaptés à l’intensification des interventions
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