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Affaire Norbert Zongo : le procès reporté au Burkina Faso après un recours

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Le procès de l’affaire Norbert Zongo, dans laquelle trois personnes dont François Compaoré sont renvoyées devant la justice, connaît un nouveau report. Un recours introduit par l’avocat de l’un des accusés a suspendu l’ouverture de l’audience initialement envisagée.

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Au Burkina Faso, l’affaire Norbert Zongo connaît un nouveau rebondissement. Le procureur général près la cour d’appel de Ouagadougou a annoncé, dans un communiqué, le report de l’ouverture du procès du journaliste d’investigation et de ses trois compagnons, assassinés le 13 décembre 1998 à Sapouy.

Après plusieurs années de procédure, la chambre d’instruction avait décidé de renvoyer trois personnes devant le tribunal pour y être jugées. Il s’agit de Wanga Christophe Kombasséré, Banagoulo Yaro et Paul François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré. Les poursuites portent notamment sur des faits d’assassinat, de destruction volontaire aggravée de biens et d’incitation à la commission d’un assassinat, selon les qualifications retenues dans la procédure. Alors que le dossier était, selon le procureur général, prêt pour la tenue de l’audience de jugement, un nouvel obstacle est intervenu. Le 31 juillet dernier, l’avocat de Banagoulo Yaro a saisi la Cour de cassation du Burkina Faso pour contester l’arrêt rendu par la chambre d’instruction. Ce recours entraîne ainsi le report de l’ouverture du procès. Le parquet général assure toutefois que la justice burkinabè met tout en œuvre pour parvenir à « une issue diligente » de la procédure, dans le respect des principes et des règles qui encadrent la justice.

Une affaire vieille de près de 28 ans

Norbert Zongo, journaliste d’investigation et directeur de publication de L’Indépendant, a été retrouvé mort le 13 décembre 1998, avec trois de ses compagnons, dans un véhicule incendié à Sapouy. À l’époque, il enquêtait notamment sur la mort suspecte de David Ouédraogo, chauffeur de François Compaoré, alors frère cadet du président Blaise Compaoré. Depuis ce drame, qualifié de « quadruple assassinat de Sapouy », des organisations de défense des droits humains et les proches des victimes réclament que toute la lumière soit faite sur les circonstances du meurtre et que les responsables soient jugés.

François Compaoré, qui vit à Abidjan depuis 2024, est également concerné par la procédure. Le nouveau recours devant la Cour de cassation vient donc prolonger une affaire judiciaire qui, près de trois décennies après les faits, continue de connaître des rebondissements.

Amac Roland SIKO

beninnews.bj, l’information autrement.

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