Un violent incendie continue de ravager la Gironde, dans l’ouest de la France, et menace désormais la très touristique presqu’île du Cap-Ferret. Parti mercredi de Saumos, le feu s’est rapidement propagé dans une dense forêt de pins, parcourant déjà plus de 10 000 hectares et devenant, selon le ministre français de l’Intérieur Laurent Nuñez, « le plus gros feu de la saison ».
Face à l’avancée des flammes, les autorités ont déclenché vendredi un vaste plan d’évacuation de la presqu’île du Cap-Ferret. Près de 50 000 personnes, habitants et estivants, sont concernées par cette opération menée à la fois par la route et par la mer.
80 maisons touchées, dont une cinquantaine détruites
Le bilan matériel est déjà lourd. 80 maisons ont été brûlées, dont une cinquantaine totalement détruites, a indiqué Laurent Nuñez.
Malgré l’ampleur du sinistre, aucune victime n’est à déplorer à ce stade. Les secours restent mobilisés alors que les flammes continuent de progresser dans plusieurs secteurs. Un dispositif exceptionnel a été mis en place pour protéger les populations et éviter de nouvelles pertes.
Des évacuations par route et par bateauL’ampleur de l’évacuation a conduit les autorités à activer un plan préparé depuis 2023. Celui-ci avait été conçu pour permettre de mettre à l’abri 10 000 à 14 000 personnes en 24 heures, en donnant la priorité aux personnes vulnérables.Des centaines d’habitants et de vacanciers ont ainsi quitté la presqu’île par bateau. Selon la mairie d’Arcachon, plus de 400 personnes étaient déjà arrivées par voie maritime, certaines débarquant sur la jetée avec leurs valises.
Sur les routes, les opérations d’évacuation se poursuivent également. Des familles ont dû quitter précipitamment leurs logements, parfois sous la surveillance des gendarmes, alors que la fumée gagne progressivement les communes voisines.
Une origine probablement accidentelle
L’origine exacte de l’incendie fait encore l’objet d’investigations. Selon plusieurs sources citées par les médias, le départ de feu pourrait être lié à une opération de débroussaillage à Saumos. Cette piste reste toutefois à confirmer par les autorités compétentes.La progression du sinistre ravive le souvenir des gigantesques incendies qui avaient frappé la Gironde durant l’été 2022.
Le département fait aujourd’hui face à un nouvel épisode majeur, tandis que les autorités et les secours restent mobilisés pour contenir les flammes et protéger les populations.Au-delà de cet incendie, la situation est préoccupante à l’échelle nationale. Plus de 50 000 hectares ont déjà brûlé en France depuis le début de l’année 2026, selon les autorités, soit près de trois fois plus que l’année précédente à la même période.
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