Djidja : l’Ambassadeur des Pays-Bas salue les impacts du Projet intégré d’Alimentation scolaire et de Nutrition
La commune de Djidja dans le département du Zou a accueilli jeudi 19 février 2026, une délégation diplomatique conduite par l’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin Joris Jurriëns, accompagné d’autres ambassadeurs. Cette visite de terrain s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet intégré d’Alimentation scolaire et de Nutrition (PiASN). Il s’agit d’un projet financé par le Royaume des Pays-Bas et conjointement porté par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’UNICEF. Pour la circonstance, la délégation a visité l’école primaire publique du village Zadakon et sa communauté bénéficiaire dudit projet.
Les représentantes adjointes de l’UNICEF (en robe noire) et du PAM (en chemise blanche)
À l’École primaire publique de Zadakon, les hôtes ont été accueillis par une forte équipe technique du PAM présidée par la Directrice Adjointe Caroline Schaefer en binôme pour cette visite de terrain avec Aude Rigot, la Représentante adjointe de l’UNICEF au Bénin. La délégation a eu droit à une présentation détaillée du processus de mise en œuvre du PiASN, de l’approvisionnement à la distribution des repas chauds aux écoliers. Elle a également visité le jardin scolaire, échangé avec les cuisinières formées aux bonnes pratiques nutritionnelles et constaté l’enthousiasme des enfants bénéficiaires, qui n’ont pas manqué de remercier les Pays-Bas pour leur soutien continu à leur apprentissage et à leur alimentation.

Dans son intervention, Joris Jurriëns a insisté sur « le i minuscule du projet intégré de l’alimentation scolaire et de nutrition », soulignant que l’intégration est la véritable force du PiASN. « Ce qu’on a vu aujourd’hui, c’est l’impact que le projet a sur la santé, sur l’éducation, sur la nutrition, sur la production locale et l’agriculture », a-t-il déclaré.
Selon lui, la richesse du projet réside dans sa capacité à agir simultanément sur plusieurs leviers de développement. Les échanges avec les petits producteurs locaux ont révélé une augmentation de leur production et la création d’emplois supplémentaires grâce à l’accès au marché des cantines scolaires. « Non seulement leur production a augmenté, mais ils ont créé aussi plus d’emplois », a-t-il rapporté.
Les cuisinières de l’Epp Zadakon
Du côté de l’école, les résultats sont tout aussi probants. Le directeur de l’établissement a expliqué à la délégation que les enfants, désormais mieux nourris, sont plus attentifs en classe et plus assidus. « Il y a beaucoup plus d’enfants qui sont mieux nourris, qui sont plus attentifs en classe et assidus à l’école. Ça aide énormément au développement », a souligné le diplomate.
L’Ambassadeur des Pays-Bas Joris Jurriëns
Les écoliers eux-mêmes ont évoqué, avec leurs mots, l’importance d’un repas nutritif. Pour l’Ambassadeur, ces témoignages illustrent concrètement la portée du projet, qui ne se limite pas à l’alimentation scolaire, mais participe à la transformation durable des communautés.
Cap sur le modèle “Village assaini avec zéro enfant malnutri”
Après l’école primaire publique de Zadakon, la délégation a ensuite visité un second site en communauté sous la conduite de l’équipe de l’UNICEF, où le concept de « Village assaini avec zéro enfant malnutri » est mis en œuvre. Ce modèle intégré vise à garantir un environnement propre et résilient, des services sociaux accessibles et utilisés, l’adoption de pratiques familiales essentielles, une gouvernance inclusive et la protection des enfants.
Du atassi chaud accompagné d’oeuf pour les apprenants de l’Epp Zadakon
Reposant sur cinq piliers (hygiène et assainissement, nutrition, santé et vaccination, éducation-protection-genre), le modèle mise sur la co-création des solutions par la communauté elle-même. Des dispositifs de lavage des mains, des points d’eau fonctionnels, des clubs scolaires, des groupes ANJE et des initiatives d’autonomisation féminine sont mis en place pour consolider les acquis.
Des femmes de la communauté de Zadakon
À travers le Groupement des Femmes pour l’Autopromotion, l’Assainissement et la Nutrition (GFAAN), les femmes sont placées au cœur du changement social. Elles développent des activités génératrices de revenus, participent aux Foyers d’Apprentissage et de Réhabilitation Nutritionnelle (FARN) et contribuent à la promotion des bonnes pratiques alimentaires et d’hygiène.
Un partenariat solide au service des 1000 premiers jours
Le PiASN cible à la fois les écoles et les communautés, avec une attention particulière aux « 1000 premiers jours de la vie » de la grossesse jusqu’aux deux ans de l’enfant, période cruciale pour prévenir la malnutrition chronique et ses conséquences irréversibles.
Deux membres de la délégation diplomatique lors de la visite
En termes de chiffres, le Projet intégré d’Alimentation scolaire et de Nutrition impactera plus de 670 000 bénéficiaires directs, dont 80 000 écoliers (46 % de filles), 357 650 enfants de 0 à 23 mois, 235 411 femmes enceintes et allaitantes, ainsi que 5 000 petits producteurs agricoles et 1 000 transformateurs agroalimentaires. « On ne fait pas ça seul », a rappelé l’Ambassadeur Joris Jurriëns, saluant la collaboration étroite entre le PAM, l’UNICEF, les ONG partenaires, les ministères sectoriels et les collectivités territoriales. Il a également mis en avant l’initiative gouvernementale relative à l’alimentation scolaire et aux 1000 jours+, soulignant l’importance d’un engagement national fort pour garantir la durabilité des acquis.
En clôturant la visite, l’Ambassadeur des Pays-Bas a remercié les autorités locales et les communautés pour leur engagement, souhaitant « beaucoup de succès et de courage » à tous les acteurs. À Djidja, le PiASN apparaît ainsi comme un modèle de coopération réussie, illustrant l’engagement du Royaume des Pays-Bas avec des agences des Nations-Unies comme le PAM et l’UNICEF en faveur d’un développement intégré, inclusif et durable au Bénin.
Au nom du maire de Djidja, le Directeur du développement local et de la planification Alabi Bada Egounlety a exprimé la reconnaissance de la commune envers les partenaires techniques et financiers. Il a salué tout ce que le Pays-Bas et ses partenaires font pour transformer la commune à travers l’éducation, la nutrition et la dynamisation des organisations féminines.
Abbas T.
beninnews.bj, l’information autrement.
