L’ancienne première dame sud-coréenne, Kim Keon Hee, épouse de l’ex-président Yoon Suk Yeol, est désormais rattrapée par une affaire de corruption d’envergure qui secoue le sommet de l’État. Les conclusions d’une enquête de six mois, rendues publiques le 29 décembre 2025, l’accusent d’avoir accepté pour près de 377 millions de wons (environ 223 000 euros) de cadeaux de luxe offerts par des hommes d’affaires et des responsables influents.
Selon les enquêteurs, ces avantages comprendraient notamment des sacs de grandes maisons, des bijoux de valeur, une œuvre du peintre Lee Ufan et d’autres objets haut de gamme. La justice soupçonne ces présents d’avoir servi à acheter son influence au plus haut niveau du pouvoir.
Au-delà des cadeaux, le parquet estime que Kim Keon Hee aurait joué un rôle occulte dans la gestion des affaires publiques, en intervenant en coulisses de manière illégale. Arrêtée en août dernier, elle fait face à de lourdes accusations, allant de la corruption à la manipulation boursière, en passant par des violations des lois électorales. Les procureurs ont requis une peine de quinze ans de prison et une amende record.
Si l’ex-première dame rejette en bloc ces accusations, dénonçant un procès injuste, cette affaire marque un nouveau coup dur pour l’exécutif sud-coréen, déjà fragilisé par la destitution et les poursuites visant l’ancien président. Le verdict est attendu fin janvier, dans un dossier qui pourrait faire date dans l’histoire politique du pays.
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