Le Nigeria a formalisé son soutien au Bénin après les événements du 7 décembre. Ce mardi 9 décembre, le Sénat nigérian a approuvé la demande du président Bola Ahmed Tinubu visant à autoriser le déploiement de soldats sur le territoire béninois, conformément aux exigences de la Constitution qui impose une validation parlementaire dans les deux semaines suivant toute opération extérieure.
Adoptée par vote à main levée, la résolution vient consacrer une intervention déjà déterminante. L’armée nigériane, mobilisée à la demande des autorités béninoises, avait été engagée en urgence pour contrer la tentative de renversement du président Patrice Talon.
Le président de la Chambre haute, Godswill Akpabio, a salué une décision « indispensable pour préserver la paix » et éviter tout risque d’instabilité à la frontière, longue de près de 700 kilomètres. Il a également souligné la nécessité de prévenir un éventuel afflux de réfugiés et de renforcer la lutte contre la criminalité transfrontalière.
Dans le courrier adressé aux sénateurs, le président Tinubu insistait sur l’urgence d’une réaction rapide afin de soutenir un pays voisin « dont la stabilité est essentielle à la sécurité régionale ». L’intervention de l’armée de l’air nigériane, déclenchée en amont du vote, a joué un rôle crucial dans l’échec du putsch.
Cette mobilisation illustre la solidité de la coopération entre Abuja et Cotonou, que ce soit dans le cadre bilatéral ou au sein des mécanismes sécuritaires sous-régionaux.
Ce mercredi, le président Patrice Talon a d’ailleurs reçu une délégation militaire nigériane au Palais de la Marina, où il a exprimé sa reconnaissance pour ce soutien jugé déterminant dans la sauvegarde de l’ordre constitutionnel béninois.
