« Il allait me charcuter » : le rappeur beninois « Fo Logozo » raconte sa mésaventure à Abomey-Calavi
L’artiste rappeur béninois Fo Logozo affirme avoir échappé à une agression dans la soirée du dimanche 20 septembre 2026, à Aïdégnon Tokan, dans la commune d’Abomey-Calavi. Dans un message adressé aux autorités policières sur sa page Facebook, il raconte avoir été menacé par un homme muni d’un coupe-coupe.

Selon le récit de l’artiste, les faits se sont produits entre 20 heures et 21 heures, alors qu’il revenait du sport et prenait un thé dans une cafétéria située non loin d’une quincaillerie. Un homme aurait alors commencé à l’insulter avant de proférer des menaces à son encontre.
Fo Logozo explique que la situation a duré plus d’une vingtaine de minutes. L’homme aurait tenté à plusieurs reprises de s’approcher de lui, avant de se raviser lorsque l’artiste dit avoir saisi une barre de fer qui se trouvait à proximité. « C’est lorsqu’il a commencé à crier qu’il est timbré et qu’il allait me charcuter que je lui ai j’allais mal le frapper malgré son coupe coupe » a-t-il indiqué.
Fo Logozo interpelle les autorités
L’artiste affirme également avoir été suivi sur le chemin du retour. D’après son témoignage, l’homme se serait arrêté à l’entrée de la rue menant à son domicile, tout en lui promettant de s’en prendre à lui prochainement. « Il s’est arrêté juste à l’entrée de la rue qui mène chez moi en me promettant de me régler mon compte très bientôt » fait savoir l’artiste.
Après les faits, Fo Logozo dit s’être renseigné auprès de certains riverains, qui lui auraient indiqué l’identité de l’homme et affirmé que celui-ci serait connu dans le quartier pour des faits d’agression. Ces affirmations n’ont toutefois pas été confirmées par une source officielle.
Dans son message, le rappeur annonce son intention de porter plainte auprès des services de police compétents. Il appelle également les autorités à se pencher sur la situation, estimant que les menaces dont il aurait été victime doivent être prises au sérieux.
Pour l’heure, aucune information officielle de la Police républicaine n’a été communiquée sur cette affaire. Lire ci-dessous l’intégralité de son message 👇
Bonjour la @Police Républicaine – BENIN
Hier soir, aux alentours de 20h-21h, j’ai failli être agressé par un homme armé d’un coupe-coupe sans aucun motif. Je venais du sport et prenais un thé dans une cafétéria à Aïdégnon Tokan, non loin de la quincaillerie, quand un monsieur, sortant de nulle part, a commencé à m’insulter.
Croyant à une blague ou pensant avoir affaire à un fou, je n’ai pas réagi sur le coup.
C’est lorsqu’il a commencé à crier qu’il est timbré et qu’il allait me charcuter que je lui ai j’allais mal le frapper malgré son coupe coupe. Il a commencé par sauter partout.
Il a tenté alors plusieurs fois de s’approcher mais, tout aussi malin qu’il soit, il s’est ravisé lorsqu’il a remarqué que j’avais saisi une barre de fer qui trainait par terre à côté de moi. Ses menaces ont duré plus d’une vingtaine de minutes. Lassé par ses cris et peu désireux de me donner plus en spectacle, j’ai fini par décider de rentrer.
Sur le chemin du retour, j’ai remarqué qu’il me suivait. Il s’est arrêté juste à l’entrée de la rue qui mène chez moi en me promettant de me régler mon compte très bientôt. Je me suis renseigné par la suite auprès de riverains qui m’ont appris qu’il s’appelle M. Kossou et qu’il n’est pas fou du tout. Ils m’ont confirmé que c’est un récidiviste qui a déjà plusieurs agressions à son actif, en particulier sur les bonnes dames du quartier. Ils ont tous peur de lui apparemment car tout le monde avait la tête tournée ailleurs en évitant de nous regarder.
Chères autorités, j’irai porter plainte dès que je saurai de quel commissariat dépend la zone. Cependant, je passe aussi par ce canal pour vous informer que je prends très au sérieux les menaces de ce voyou qui terrorise tout un quartier. Trop souvent, ce genre de plainte reste sans écho. Il faut reconnaître que nos frères policiers sont souvent débordés. Mais j’ai déjà pris mes dispositions. S’il m’agresse une autre fois, je défendrai ma vie sans aucun état d’âme
