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Tragédie à Kaduna : un massacre communautaire fait plus de 30 morts au nord du Nigeria

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La terreur a de nouveau frappé le Nord-Nigeria au cœur de la nuit. Le village de Naridon, niché dans la partie méridionale de l’État de Kaduna, a été le théâtre d’un déchaînement de violence dévastateur.

Un commando lourdement armé a fait irruption dans la localité peu après minuit, le lundi 27 juillet 2026 exécutant froidement des dizaines d’habitants et traquant les fuyards dans la brousse avant d’incendier une grande partie des habitations. Le bilan provisoire, particulièrement lourd, fait état d’au moins trente victimes civiles dont huit enfants.

Ce nouveau drame s’inscrit dans un engrenage meurtrier bien connu des observateurs locaux : les affrontements récurrents liés au contrôle des terres et des ressources entre communautés pastorales musulmanes et populations agricoles majoritairement chrétiennes.

Une fracture sociétale et économique qui ensanglante la région depuis plus de quinze ans sans qu’aucune solution pérenne ne semble émerger.

La fermeté présidentielle face à l’exaspération de la société civile

Face à l’émoi national, le chef de l’État nigérian, Bola Tinubu, est rapidement intervenu pour dénoncer une attaque barbare. Promettant que ces actes « ne resteraient pas impunis », le président a assuré le déploiement immédiat de renforts militaires et policiers afin de traquer les assaillants.

Cette prise de parole s’inscrit dans la foulée de récentes annonces gouvernementales portant sur l’incorporation de 28 000 nouveaux effectifs au sein des forces armées pour endiguer l’insécurité systémique qui ronge le pays.Cependant, ces engagements martiaux peine à convaincre les organisations de défense des droits humains. Amnesty International, par la voix de son responsable local Isa Sanusi, a vivement critiqué l’inefficacité des politiques sécuritaires successives.

Qualifiant la tuerie de Naridon comme l’une des plus sanglantes de ces dernières années, l’ONG exhorte Abuja à dépasser le stade des déclarations d’intention pour instaurer un véritable dispositif de protection préventif et permanent des populations civiles.

beninnews.bj, l’information autrement.

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