Washington presse ses citoyens de quitter la région
L’escalade militaire entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran franchit un nouveau cap. Dans la nuit de lundi à mardi, l’ambassade des États-Unis à Riyad, en Arabie saoudite, a été visée par une attaque de drones, alors que le conflit avec l’Iran s’étend désormais aux monarchies du Golfe.
Selon les autorités saoudiennes, deux drones ont atteint le complexe diplomatique américain, provoquant un incendie rapidement maîtrisé et des dégâts matériels limités. Aucune victime n’est à déplorer, le site étant vide au moment des faits. La défense antiaérienne affirme avoir intercepté plusieurs autres engins dans le quartier diplomatique.
Cette attaque s’inscrit dans une série de frappes revendiquées par les Gardiens de la révolution iraniens contre des positions américaines au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et dans le détroit d’Ormuz. Téhéran présente ces opérations comme des représailles aux frappes ayant coûté la vie au guide suprême, Ali Khamenei, et à plusieurs hauts responsables militaires.
Face au risque d’embrasement régional, le département d’État américain a ordonné à ses ressortissants de quitter sans délai le Moyen-Orient. Les services consulaires ont été suspendus dans plusieurs pays et les déplacements vers les installations militaires strictement déconseillés, alors que la crainte d’une fermeture rapide de l’espace aérien gagne la région.
